Ouvrir un salon de coiffure : nouvelle réglementation et conditions
La réglementation applicable à l’ouverture d’un salon de coiffure a évolué en France, notamment depuis le 1er juillet 2023. Ce guide présente les conditions de qualification, les diplômes reconnus, les obligations légales et les formalités administratives nécessaires pour lancer votre activité dans le respect des règles, que vous souhaitiez reprendre un salon de coiffure existant ou créer votre établissement.
Peut-on ouvrir un salon sans BP ?
La coiffure en salon reste une activité artisanale réglementée en France. Pour l’exercer, il faut justifier d’une qualification reconnue ou veiller à ce qu’une personne qualifiée soit présente au sein de l’établissement.

La nouvelle règle pour la coiffure
Depuis le 1er juillet 2023, il est possible d’ouvrir un salon de coiffure sans être titulaire du Brevet Professionnel, à condition de respecter certaines exigences. Le CAP Métiers de la coiffure, complété par trois ans d’expérience professionnelle effective après son obtention, acquise en France, dans l’Union européenne ou dans l’EEE, permet d’accéder à la direction d’un établissement.
Un espace aménagé à domicile, comme un garage transformé en salon de coiffure, reste soumis aux mêmes règles de qualification, d’hygiène, d’accessibilité et de sécurité qu’un local commercial.
- CAP + 3 ans d’expérience : depuis juillet 2023, le CAP Métiers de la coiffure associé à trois années d’exercice effectif en France ou dans l’UE/EEE suffit pour diriger un salon.
- Brevet Professionnel Coiffure : le BP demeure le diplôme de référence. Il correspond au niveau 4 du RNCP et se prépare généralement en deux ans après un CAP, en apprentissage ou en formation continue.
- Brevet de Maîtrise et BTS : le Brevet de Maîtrise Coiffure et le BTS Métiers de la Coiffure, tous deux classés au niveau 5 du RNCP, donnent les mêmes droits que le BP pour gérer un établissement.
Tout diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur enregistré au RNCP et attestant d’une qualification dans le métier de coiffeur peut également répondre à l’exigence réglementaire.
Diplômes et expérience reconnue
Les professionnels qui disposent d’une expérience solide sans posséder le diplôme requis peuvent s’appuyer sur la reconnaissance de leur parcours. Trois années effectives dans le métier, comme dirigeant, travailleur indépendant ou salarié, permettent de demander une attestation de qualification professionnelle auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat.
Cette possibilité concerne aussi les personnes ayant travaillé dans un autre pays de l’Union européenne.
La Validation des Acquis de l’Expérience permet également d’obtenir le Brevet Professionnel Coiffure après au moins un an d’exercice dans le métier de coiffeur ou dans une activité connexe. Cette formation par la validation convient aux professionnels qui souhaitent faire reconnaître leurs compétences sans interrompre leur activité.
| Diplôme ou voie d’accès | Niveau RNCP | Durée de préparation | Ouvre droit à diriger un salon |
| CAP Métiers de la coiffure | Niveau 3 | 2 ans | Non (seul), oui avec 3 ans d’expérience post-CAP |
| Brevet Professionnel (BP) Coiffure | Niveau 4 | 2 ans après CAP | Oui |
| Bac Pro Coiffure | Niveau 4 | 2 ans après CAP ou 3 ans | Oui |
| Brevet de Maîtrise / BTS Coiffure | Niveau 5 | Variable | Oui |
| Expérience professionnelle (attestation CMA) | — | 3 ans effectifs requis | Oui, avec attestation de la CMA |
| VAE (BP Coiffure) | Niveau 4 | À partir d’1 an d’expérience | Oui, à l’issue de la validation |
Cas d’un local aménagé chez soi
Aménager un espace dédié à la coiffure à son domicile est possible, sous réserve de respecter le même cadre réglementaire qu’un salon commercial. La qualification professionnelle requise s’applique quel que soit le local choisi. L’espace doit également répondre aux normes d’hygiène, d’accessibilité et de sécurité applicables aux établissements recevant du public. Une vérification préalable auprès de la mairie et des services compétents permet de confirmer les conditions à remplir.
Il faut aussi consulter le règlement de copropriété ou le bail d’habitation afin de vérifier qu’une activité professionnelle est autorisée. Un changement de destination du local peut être requis et doit alors faire l’objet d’une déclaration en mairie. Ces formalités, préparées à chaque étape du projet, facilitent l’ouverture d’un salon conforme et durable, sans mauvaise surprise lors d’un éventuel contrôle.
La qualification professionnelle en coiffure
Ouvrir son propre salon de coiffure ne signifie pas forcément que le dirigeant doit détenir lui-même le diplôme requis par la réglementation pour exercer. Dans certaines situations, la qualification professionnelle peut être apportée par un salarié qualifié ou par le conjoint du dirigeant, à condition que ce professionnel exerce un contrôle effectif et permanent sur l’activité de coiffure de l’établissement.

Diriger avec un professionnel qualifié
La réglementation autorise une personne non diplômée à ouvrir et à gérer un salon si un salarié qualifié ou son conjoint assure la qualification professionnelle requise. Le conjoint peut avoir le statut de conjoint-collaborateur ou de conjoint-salarié. Dans tous les cas, le professionnel concerné doit exercer un contrôle effectif et permanent sur l’activité de coiffure pratiquée dans l’établissement.
Pour un salon proposant des extensions capillaires, le salarié qualifié ou le conjoint doit maîtriser les techniques de pose ainsi que les prestations de coupe, de coloration et de coiffage. Le professionnel qualifié doit également maîtriser l’ensemble des prestations proposées.
- Salarié qualifié Un coiffeur titulaire du BP ou d’un diplôme équivalent peut, en tant que salarié du salon, assurer la qualification réglementaire de l’établissement pour le dirigeant non diplômé.
- Conjoint-collaborateur Le conjoint du dirigeant peut répondre à cette exigence s’il possède les qualifications requises et adopte ce statut.
- Conjoint-salarié Le conjoint peut aussi être employé comme salarié qualifié, ce qui garantit la présence d’une compétence professionnelle au sein du salon.
- Contrôle effectif obligatoire La présence théorique d’un diplômé ne suffit pas. Le contrôle doit être concret, régulier et documenté en cas de vérification par les autorités compétentes.
Cette organisation apporte une souplesse intéressante aux entrepreneurs issus d’autres secteurs qui souhaitent investir dans la coiffure. Elle demande toutefois une organisation rigoureuse et une relation de confiance durable avec le professionnel qualifié. Tout changement, comme le départ du salarié, doit être anticipé afin de préserver la conformité de l’activité.
Les formations consacrées aux techniques de pose d’extensions, notamment celles proposées par des organismes certifiés Qualiopi, peuvent compléter les compétences d’un professionnel déjà qualifié en coiffure. Elles permettent de diversifier les prestations et de répondre aux demandes de volume ou de longueur. Ces formations restent complémentaires : elles ne remplacent pas la qualification obligatoire pour exercer la coiffure en salon.
Expérience, VAE et formations complémentaires
Une personne qui souhaite faire reconnaître son expérience professionnelle sans suivre un cursus diplômant peut demander une attestation de qualification auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat. La VAE constitue également une voie structurée pour obtenir le Brevet Professionnel Coiffure après au moins un an d’exercice dans le métier ou dans une activité connexe.
Le CQP Manager un salon de coiffure représente environ 200 à 240 heures de formation réparties sur une dizaine de mois. Il peut compléter le parcours d’un futur dirigeant qui souhaite renforcer ses compétences en gestion et préparer son activité dans de bonnes conditions.
Conditions d’honorabilité du dirigeant
La réglementation impose aussi au dirigeant d’un salon de coiffure de respecter des conditions d’honorabilité. Il doit notamment ne pas avoir fait l’objet de certaines condamnations pénales ou interdictions professionnelles incompatibles avec la direction d’une entreprise artisanale. La Chambre de métiers et de l’artisanat peut contrôler ces éléments en consultant le fichier national des interdits de gérer.
- Interdiction de gérer Une personne frappée d’une interdiction de diriger, d’administrer ou de contrôler une entreprise commerciale, artisanale ou agricole ne peut pas ouvrir ni gérer un salon de coiffure.
- Condamnation pénale Une peine complémentaire interdisant d’exercer une activité professionnelle ou sociale, prononcée pour crime ou délit, empêche également la direction d’un établissement de coiffure.
- Sanctions en cas d’infraction Exercer sans les qualifications requises expose à une amende de 7 500 € ; l’usurpation d’un titre professionnel peut entraîner un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
Ces conditions concernent toute personne physique qui dirige ou gère l’entreprise : dirigeant de société, entrepreneur individuel ou conjoint-collaborateur. Elles visent à garantir que les salons de coiffure sont dirigés par des personnes présentant les garanties exigées par la réglementation. Vérifier sa situation avant les démarches de création permet de limiter les blocages administratifs au moment de l’immatriculation.
La Chambre de métiers et de l’artisanat du département peut être consultée dès les premières étapes du projet. Elle accompagne les futurs dirigeants dans la vérification de leur éligibilité, l’identification des voies de qualification et la compréhension des obligations réglementaires applicables. Cet accompagnement est gratuit et peut éviter des erreurs coûteuses lors de la création de l’entreprise.
Les obligations du salon de coiffure
Une fois la qualification professionnelle établie, les obligations liées à l’exploitation d’un salon de coiffure doivent être anticipées avant l’ouverture. Elles concernent la sécurité des locaux, l’hygiène, l’accessibilité, l’information de la clientèle et l’affichage des prix.

Sécurité, hygiène et accessibilité d’un ERP
Un salon de coiffure accueille du public et doit donc satisfaire aux règles propres à ce type d’établissement. Son équipement doit respecter des règles précises en matière de sécurité incendie, d’hygiène et d’accessibilité.
- Sécurité incendie Le salon doit disposer d’extincteurs conformes et d’un système de détection adapté à la superficie et à la catégorie de l’établissement.
- Trousse de premiers secours Une trousse accessible et complète doit être prévue dans tout salon ouvert au public.
- Accessibilité PMR L’entrée, les circulations et les postes de travail doivent permettre aux personnes à mobilité réduite de se déplacer aisément. Une conception adaptée contribue à respecter les obligations d’accessibilité.
- Hygiène des locaux Les surfaces, les outils et le matériel en contact avec la clientèle doivent faire l’objet de procédures régulières de nettoyage et de désinfection, avec une traçabilité lorsque cela est nécessaire.
Avant l’ouverture, l’entreprise doit être immatriculée au Registre national des entreprises par l’intermédiaire du guichet unique des formalités. L’exploitant doit aussi pouvoir présenter les justificatifs de conformité du local lors d’un contrôle. Vérifier ces points dès la recherche du local aide à anticiper les travaux et à sécuriser le calendrier d’ouverture.
Prix, factures et musique diffusée
L’affichage des prix est obligatoire dans tout salon de coiffure ouvert au public. Les tarifs doivent être présentés toutes taxes comprises, tandis que les factures remises aux clients doivent distinguer les montants hors taxes et toutes taxes comprises. Certaines informations doivent également rester visibles depuis la vitrine afin que la clientèle puisse connaître les prix avant d’entrer.
- Affichage en vitrine Au moins dix prix TTC doivent être visibles et lisibles depuis l’extérieur dans un salon masculin ou féminin, et au moins vingt prix TTC dans un salon mixte.
- Factures conformes Chaque facture remise à la clientèle doit faire apparaître distinctement le montant HT et le montant TTC des prestations réalisées.
- Déclaration SACEM La diffusion de musique dans le salon nécessite une déclaration auprès de la SACEM ainsi que le paiement de deux redevances annuelles, SACEM et SPRE. Leur montant varie selon l’effectif et le mode de sonorisation.
- Forfait SACEM minimum En 2026, le forfait annuel minimum pour diffuser de la musique s’élève à 133,64 € HT. Intégrez cette dépense au budget dès la création de l’entreprise.
Choisir un local conforme
L’emplacement doit être accessible, bien desservi et cohérent avec la clientèle visée. Le local doit aussi respecter les normes d’hygiène, de sécurité et d’accessibilité applicables aux ERP. Un diagnostic des travaux à réaliser avant la signature du bail permet d’établir un budget réaliste et de limiter les surcoûts. Si vous souhaitez ouvrir votre salon dans un local atypique ou à usage mixte, vérifiez sa destination cadastrale auprès de la mairie.
Un aménagement fonctionnel améliore le confort de la clientèle et l’organisation de l’équipe. La circulation entre les postes de coiffure, l’espace du bac à shampoing et la zone d’accueil mérite d’être étudiée dès la conception des plans. Pour exercer dans de bonnes conditions, le responsable doit également s’assurer que les compétences nécessaires sont réunies, notamment grâce à une formation adaptée et à une expérience professionnelle suffisante. Une organisation conforme aux règles et aux obligations applicables facilite ensuite l’ouverture et le fonctionnement quotidien du salon.
Chaque étape pour créer son entreprise
Créer un salon de coiffure demande de coordonner plusieurs démarches administratives, financières et opérationnelles. En organisant le projet étape par étape, il devient plus simple d’anticiper les obligations, de sécuriser les financements et de respecter les règles applicables dès le début de l’activité.
Choisir le statut juridique adapté
Le statut juridique influence la protection du patrimoine personnel du dirigeant, le régime fiscal et social, ainsi que la possibilité d’embaucher ou de s’associer. Pour créer une entreprise de coiffure viable, choisissez un statut adapté à la taille du projet, aux perspectives de développement et à votre situation personnelle.
- Entreprise individuelle Depuis 2022, l’entrepreneur individuel bénéficie d’une séparation automatique entre son patrimoine professionnel et son patrimoine personnel, sans formalité supplémentaire.
- EURL ou SASU Ces sociétés unipersonnelles conviennent aux projets portés seul. Elles ne demandent aucun capital social minimum et contribuent à protéger le patrimoine personnel.
- SARL ou SAS Lorsque plusieurs associés participent au projet, ces formes permettent de préciser les apports, la gouvernance et la répartition des bénéfices dans un cadre légal sécurisé.
Le régime de la micro-entreprise est généralement peu adapté à l’ouverture d’un salon de coiffure. Le plafond de chiffre d’affaires de 83 600 € applicable aux prestations de services, associé à l’impossibilité de déduire les charges réelles, limite son intérêt pour une activité qui nécessite des investissements en matériel, en loyer et en personnel. Ces formes sociales correspondent souvent mieux aux réalités économiques du secteur.
Les formalités pour ouvrir l’activité
Depuis le 1er janvier 2023, les déclarations sont réalisées exclusivement en ligne sur le Guichet des formalités des entreprises. Les Centres de formalité des entreprises ne traitent plus ces demandes. L’immatriculation au Registre national des entreprises est obligatoire avant tout début d’activité. Pour la coiffure, l’INSEE attribue généralement le code APE 96.02A.
- Guichet unique en ligne La création, la modification ou la cessation d’activité se déclarent sur le portail du Guichet des formalités des entreprises, accessible depuis un ordinateur.
- Immatriculation au RNE Cette étape obligatoire permet notamment d’obtenir le numéro SIRET et le code APE.
- Achat d’un fonds de commerce Pour reprendre un salon de coiffure existant, la cession doit être publiée dans un support d’annonces légales dans les quinze jours. Le greffe du tribunal de commerce doit être prévenu dans les trois jours suivant la publication, puis l’acte doit être enregistré auprès du service des impôts.
- Conformité du local Avant l’ouverture, les justificatifs relatifs à l’accessibilité et à la conformité du local doivent être disponibles en cas de contrôle administratif.
Au-delà de dix salariés, le salon de coiffure est considéré comme une activité commerciale. Cette évolution peut modifier certaines obligations comptables et sociales.
Le business plan précise votre offre, analyse le marché local et présente votre stratégie commerciale. Il permet aux banques et investisseurs d’évaluer votre projet. Il aide aussi à évaluer les besoins réels en financement et en trésorerie.
Budget et financement du salon
L’ouverture d’un salon de coiffure représente un investissement initial variable selon la surface, l’ampleur des travaux et le niveau de standing recherché. Le budget moyen se situe entre 20 000 € et 100 000 €. Il comprend notamment le local, l’aménagement, le matériel professionnel, le stock de départ et la trésorerie initiale. Le loyer ou l’achat d’un local représente généralement entre 1 000 € et 10 000 € par mois. Selon son état, la rénovation peut coûter de 5 000 € à 50 000 €.
Le matériel professionnel et les fournitures représentent environ 10 000 € à 30 000 €. Le stock initial de produits de coiffure et de beauté se situe entre 2 000 € et 5 000 €, tandis que l’assurance responsabilité civile professionnelle coûte environ 500 € à 1 000 € par an. Plusieurs solutions peuvent compléter l’apport personnel : prêt bancaire, aide à la création d’entreprise proposée par une collectivité ou un organisme public, et financement participatif. Un plan de financement précis aide à anticiper les besoins de trésorerie et à sécuriser les premiers mois d’activité.
Foire aux questions
Depuis le 1er juillet 2023, il est possible d’ouvrir un salon sans détenir le Brevet Professionnel de coiffure. Le CAP Métiers de la coiffure, complété par trois années d’expérience professionnelle effective après son obtention, en France ou dans un pays de l’Union européenne ou de l’EEE, constitue une qualification suffisante. L’activité doit toutefois être exercée sous le contrôle effectif et permanent d’une personne professionnellement qualifiée.
Un porteur de projet non diplômé peut créer et gérer une entreprise de coiffure si un salarié qualifié ou son conjoint possède les qualifications requises et assure un contrôle effectif et permanent de l’activité. Le conjoint peut notamment bénéficier du statut de conjoint-collaborateur ou de conjoint-salarié. Une présence simplement théorique ne suffit pas : le contrôle doit être réel et documenté. Pour exercer dans ces conditions, la qualification requise doit donc être clairement identifiée. L’exercice sans les qualifications obligatoires expose à une amende de 7 500 €.
Un salon de coiffure est un établissement recevant du public. Son ouverture implique donc plusieurs obligations : respect des règles de sécurité incendie, hygiène, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, affichage obligatoire des prix TTC en vitrine, conformité des factures et déclaration à la SACEM lorsque de la musique est diffusée. L’immatriculation au Registre national des entreprises, réalisée via le guichet unique, est également obligatoire avant le début de l’activité.
Pour créer une entreprise de coiffure, les formes EURL, SASU, SARL et SAS sont généralement adaptées à l’ouverture d’un salon. Elles ne requièrent aucun capital social minimum et permettent de mieux protéger le patrimoine personnel du dirigeant. Le régime de la micro-entreprise convient moins à cette activité, notamment en raison du plafond de chiffre d’affaires de 83 600 € pour les prestations de services et de l’impossibilité de déduire les charges réelles. Le choix du statut juridique mérite d’être étudié avec un expert-comptable.
En France, le budget moyen nécessaire à l’ouverture d’un salon de coiffure se situe entre 20 000 € et 100 000 €. Il comprend le loyer ou l’acquisition du local, de 1 000 € à 10 000 € par mois, les travaux d’aménagement, de 5 000 € à 50 000 €, le matériel professionnel, de 10 000 € à 30 000 €, le stock initial, de 2 000 € à 5 000 €, ainsi que l’assurance responsabilité civile professionnelle, de 500 € à 1 000 € par an. Un business plan détaillé reste requis pour présenter un financement solide et préparer l’ouverture dans de bonnes conditions.
